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| Retrait du CPE (le 10/04/2006 à 15h51) |
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Retrait du contrat première embauche
Objectif atteint !
Le Premier
ministre vient d'annoncer le retrait du CPE.
Cette décision est le résultat
de l'action menée depuis près de trois mois par
l'ensemble des organisations syndicales d'étudiants, de
lycéens et de salariés.
La CFDT se félicite de la réponse
claire des parlementaires qui crée ainsi les conditions
de la résolution de la crise.
L'hypothèque du CPE est levée.
Pour la CFDT, il faut maintenant répondre efficacement
à la question de l'insertion des jeunes dans l'emploi.
La CFDT sera particulièrement vigilante sur le contenu
des dispositifs de la proposition de loi favorisant l'accès
à l'emploi des jeunes les plus en difficulté.
La CFDT demande depuis juin dernier que
s'engage une réflexion de fond sur la sécurisation
des parcours professionnels, la précarité et l'insertion
des jeunes. Elle participera donc activement aux discussions qui
doivent s'ouvrir maintenant sur ces thèmes. Les organisations
syndicales d'étudiants doivent y être associées.
C'est à l'avenir, en respectant le dialogue social, que
doivent se construire ces réponses.
La CFDT attend aussi du patronat qu'il
prenne ses responsabilités et ouvre des négociations
sur l'accès des jeunes à la vie active.
L'intersyndicale qui se réunira
en fin d'après midi tirera toutes les conséquences
de cette décision de retrait, objet de sa mobilisation
depuis le 24 janvier dernier. |
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| Bruno Julliard attend "un acte clair de mort définitive du CPE" lundi (le 09/04/2006 à 17h44) |
Bruno Julliard attend "un acte clair de mort définitive du CPE" lundi
'il
y a pas d'annonce claire d'un retrait du CPE, quel que soit le terme
employé, retrait, abrogation, annulation, ça veut dire que le
gouvernement joue la montre, attend les vacances universitaires", a déclaré dimanche le président de l'UNEF. Il a rappelé que, dans ce cas, "dès
(lundi), sera décidé avec les syndicats de salariés de maintenir un
mouvement massif qui se durcira dans les jours qui viennent". Mais, a-t-il nuancé, "on attend réellement de voir ce qui va se passer". "Si le retrait du CPE est clair et net,
ce sera un pas en avant très important du gouvernement qui devra être
perçu comme une réussite incontestable, mais on verra comment il sera
perçu par les étudiants, ce sera aux assemblées générales de décider la
poursuite ou non du mouvement", a expliqué le responsable étudiant. Assurant n'avoir eu "aucun contact depuis jeudi après-midi" avec les parlementaires UMP ou des membres du gouvernement, il s'est dit "ni pessimiste ni optimiste mais plutôt dubitatif"
sur la décision qui sera prise lundi matin à l'issue d'une réunion à
l'Elysée en présence du chef de l'Etat, du premier ministre, des
présidents des groupes UMP de l'Assemblée nationale et du Sénat et des
ministres Jean-Louis Borloo (Cohésion sociale) et Gérard Larcher
(Emploi). SPECTACLE CONSTERNANT Il a enfin ironisé sur "le spectacle assez consternant offert par la majorité". "On
a l'impression qu'alors que le pays traverse une crise grave, que tout
le monde est d'accord pour dire qu'il faut y apporter une réponse
urgente, il y a des atermoiements, des tergiversations exclusivement
dues à des questions d'orgueil personnel", a-t-il estimé.
L'Elysée a fait savoir samedi soir qu'une proposition de loi censée
dénouer la crise serait présentée lundi lors d'une réunion des
responsables du dossier. La proposition de loi doit être
élaborée pendant le week-end par MM. Accoyer et de Rohan qui ont eu, la
semaine dernière, trois jours d'entretiens avec les organisations
syndicales, étudiantes et lycéennes. |
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| Interventions médiatiques (le 07/04/2006 à 20h21) |
« Des garanties fortes pour les salariés dans un marché du travail plus souple »
Le secrétaire général rappelle qu'avant toute négociation, il faut d'abord une « proposition de loi qui retire, abroge ou remplace le CPE ». Pour François Chérèque, « ce n'est pas la flexibilité que nous voulons négocier mais la sécurisation des parcours professionnels ».
Le
Monde. Le groupe de travail des parlementaires UMP, que vous avez
rencontré mercredi 5 avril, a-t-il évoqué l'abrogation du contrat
première embauche (CPE) ?
François Chérèque. Le
rendez-vous a été consacré à l'écoute de ce que la CFDT propose. Mais
le président du groupe UMP de l'Assemblée, Bernard Accoyer, a fait une
courte introduction dans laquelle il a dit que, pendant la période de
concertation et jusqu'au dépôt de la nouvelle proposition de loi, le
CPE était suspendu.
Cette suspension peut-elle conduire la CFDT à négocier ?
Non, évidemment. Parce que la CFDT continue de demander le retrait du
CPE avant de rentrer dans une phase de négociation.
À quelle échéance envisagez-vous de commencer à négocier ?
Il faut d'abord une proposition de loi qui retire le CPE, l'abroge ou
le remplace. Elle peut d'ailleurs fixer un délai pour négocier certains
sujets, à condition qu'il soit acceptable. Il nous faut ce texte dans
les jours qui viennent, c'est-à-dire avant les vacances parlementaires
de la mi-avril.
Le reste relève d'un processus plus long, dont il
faut définir les modalités. Certains chantiers, comme la sécurisation
des parcours professionnels, appartiennent aux partenaires sociaux qui
ont aussi prévu de conduire des discussions sur la remise à plat du
régime de l'assurance-chômage, l'Unédic. Les partenaires sociaux et le
gouvernement peuvent aussi trouver matière à concertation sur d'autres
thèmes, comme, par exemple, le recours aux emplois aidés.
Faut-il de nouveaux contrats pour remplacer le CPE ?
Il n'est pas utile de créer de nouveaux contrats. Il n'est pas non plus
question de réserver le CPE aux jeunes en difficulté, comme certains le
proposent. Il faut aider les jeunes à entrer dans l'entreprise, mais
avec des contrats qui respectent les éléments essentiels du droit du
travail. Nous sommes contre le CPE parce qu'il fait des moins de 26 ans
une catégorie à part et prétend apporter une réponse globale sans tenir
compte de la diversité des situations.
La CFDT propose que chaque jeune arrivant sur le marché du travail
puisse être reçu par le service public de l'emploi (ANPE...). Et qu'on
lui propose un parcours d'accès à la vie active, avec des régimes
différenciés : ceux qui ont un diplôme correspondant à des emplois
disponibles bénéficieront d'un simple accompagnement. Ceux qui ont un
diplôme ou une formation mal adaptés pourraient se voir proposer des
contrats de professionnalisation ou l'apprentissage. Pour les plus en
difficulté - souvent des non-qualifiés - il faudra créer un parcours
différencié de type Civis, contrats jeunes en entreprise ou autres.
La CFDT est-elle prête à négocier la flexibilité ?
Ce n'est pas la flexibilité que nous voulons négocier, mais la
sécurisation des parcours professionnels. Ce que, dans d'autres pays,
on appelle la « flexisécurité », c'est-à-dire des garanties fortes pour
les salariés dans un marché du travail plus souple.
La crise ne donne-t-elle pas raison à ceux qui privilégient la contestation ?
Au contraire, tout le monde reconnaît que la meilleure méthode pour
réformer consiste à passer par une concertation préalable, un
diagnostic commun puis par une négociation. Et que chacun doit assumer
ses responsabilités dans le cadre d'un compromis, c'est-à-dire tout ce
que n'a pas fait le Premier ministre. |
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